Chaire S'entendre

Une chaire créée en partenariat avec le Groupe CLEN consacrée à l’expérience sonore des espaces partagés.

Présentation

Le partenariat entre l’ENSCI, à travers le Centre de Recherche en Design, et le groupe CLEN, fabricant de mobilier de bureaux a donné lieu à la création de la chaire S’entendre - expérience sonore des espaces partagés.

La maîtrise du bruit et de l’ambiance sonore d’espaces partagés est devenue un enjeu important pour la santé et le bien être des personnes au travail, mais aussi pour les performances et les résultats du travail. C’est sur cette problématique particulière qu’un industriel et une école de design se sont rapprochés pour donner naissance à une chaire.

Elle est dirigée par Roland Cahen, designer sonore, enseignant-chercheur à l’ENSCI et membre du CRD (Centre de Recherche en Design). 
S’entendre, c’est affirmer qu’il s’agit à la fois de s’accorder et de s’écouter. Pour l’ENSCI et CLEN, il s’agit d’une véritable co-création industrielle.

Acteurs et participants

Direction de la chaire
Roland Cahen : Compositeur électroacoustique, designer sonore, enseignant à l’ENSCI en charge du Studio sonore et chercheur au CRD.

Chercheurs post-doc
Hugo Dujourdy : acousticien, chercheur en acoustique
Théo Marchal : architecte et musicien, enseignant-chercheur en ambiances sonores, (Laboratoire CRESSON)

Designers en recherche
Alba Diaz Strum et Anne-Cécile Cochet : Etat de l’Art
Marie Simon-Thomas et Valentine Maupetit : Projet d’aménagement du LEB 5.0
Thèse S’entendre en cours de démarrage avec la doctorante Emeline Iglesias

Comité Scientifique
Bernard Delage : Architecte acousticien et designer sonore, enseignant à l’E
Nicolas Tixier : Chercheur, directeur du laboratoire CRESSON

Objectifs

La maîtrise du bruit et de l’ambiance sonore et plus généralement de l’expérience des espaces de travail est devenue un enjeu important pour la santé, le bien-être et la productivité des personnes au travail. Pourtant les nouveaux espaces de travail tertiaires, bureaux ouverts, incubateurs, ateliers, plateaux polyvalents, fablabs, travail à la maison et télétravail, les activités des employés sont de plus en plus diversifiées et les évolutions de plus en plus rapides et imprévisibles. Ce phénomène s’est considérablement compliqué depuis la crise du COVID. L’environnement de travail doit pourtant permettre dans le même espace-temps la concentration individuelle, les échanges oraux et les émissions sonores mécaniques ou électroacoustiques. Les activités conjointes sont aussi diverses que la lecture, la réflexion, l’écriture, les conversations téléphoniques, les réunions, les assemblées, les visioconférences, les groupes de travail, les repas, les activités récréatives… Certains espaces de bureaux, magasins, labos ou fablabs sont également équipés d’appareils bruyants : machines d’impression, de façonnage ou de fabrication... L’écoute, l’attention et l’expression intelligible constituent des obligations essentielles dont les implications sur l’efficacité sont significatives. Lorsqu’elles deviennent trop importantes, les nuisances sonores sont couramment la cause d’une perte de productivité. Malheureusement l’acceptation du statu quo et la minoration des problèmes est généralement de mise et la solution n’est généralement envisagée qu’à long terme lorsque les conditions nécessaires seront réunies, c’est à dire souvent jamais. C’est le verrou que nous entendons adresser en montrant comment il est possible de rendre les personnes au travail maîtres de leur expérience sonore, individuelle et collective.

Le mobilier peut jouer un rôle dans cette équation, dans la mesure où il est à la fois à portée de voix et de la main du personnel et participe activement à la configuration de l’environnement acoustique et sonore. Les développements issus de la recherche en acoustique, les nouveaux matériaux, les techniques de fabrication contemporaines et les nouvelles formes du travail offrent aux designers-chercheurs des opportunités pour mieux répondre à ces questions. En développant de nouvelles approches, adaptées et adaptables aux contextes de travail actuels et à venir, il est possible d’optimiser l’acoustique des espaces de travail.

Les dispositifs sonores électroacoustiques sont également de plus en plus présents dans les environnements de travail et dans les pratiques au travail : interfaces sonores, téléphonie, STT/TTS, agents vocaux, visioconférence, captation sonore, broadcast, public adress et intercom, diffusion musicale, etc. Toutefois ces besoins sont rarement intégrés ou pris en compte dans l’environnement mobilier, alors que les sons produits viennent s’ajouter à l’ambiance existante et la perturber en multipliant les nuisances. Les dispositifs électroacoustiques ayant beaucoup évolué récemment, il est possible d’obtenir de meilleures performances sonores dans un encombrement plus faible et de répondre à de nouvelles modalités d’écoute. Ces situations engendrant des formes et des fonctionnalités nouvelles permettent de se projeter dans des améliorations des usages.

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